Niveaux KITE PASS FFVL et étapes de progression

La FFVL (Fédération Française de Vol Libre) a proposé aux écoles de kite jusqu’en 2009 d’utiliser une carte de niveaux, le KITE PASS. Depuis, ces niveaux ont été abandonnés par la FFVL et le KITE PASS est devenu un petit livret qui liste tout un ensemble de compétences à acquérir mais les niveaux n’existent plus. Plusieurs écoles de kite dont Rêve de Glisse ont continué à se baser sur cette ancienne carte de niveaux pour situer leurs élèves dans leur progression.

Cliquez ici, pour télécharger le nouveau livret KITE’PASS au format Powerpoint.

Ci-dessous les niveaux de l’ancien Kite Pass avec des remarques propres à l’école de kite Rêve de Glisse.

Niveau 1 : Pilote de Cerf-Volant / Maîtrise du kite

Le niveau 1 peut-être déjà acquis par une pratique personnelle, ou par une initiation au pilotage de cerf-volant de traction dans une école de kite. Chez Rêve de Glisse, nous n’utilisons plus les ailes souples à caissons, nous commençons directement avec des ailes marines à boudins gonflables en 4 lignes.

Niveau 2 : Pilote de kite / Maîtrise du kite + glissade (1ère séance)

La maîtrise du kite, c’est l’objectif de la première séance d’un stage. Il faut rapidement maîtriser les ailes en zone de non traction de la fenêtre de vol (zénith, bord de fenêtre) pour se déplacer sur la plage en sécurité pour soi et les autres (pour préserver le matériel aussi).

La partie glissade sur la plage n’est pas obligatoire sur la première séance. Chez Rêve de Glisse, si le vent est assez fort, nous allons directement dans l’eau en bord de plage, nous restons dans une zone où nous avons pied. Dans l’eau, en cas de prise de puissance non maîtrisée, c’est mieux pour les gamelles et c’est mieux pour le matériel car les ailes n’aiment pas les chutes et le frottement sur la plage. C’est important que tout le monde soit détendu, le moniteur et les élèves… Si le vent est faible, nous restons à terre pour cette première séance, le pilotage est plus facile et il n’y a pas le risque de la gamelle.

Dans l’eau, les meilleurs élèves attaqueront directement le niveau 3 : la nage tractée qui consiste à se faire tractée dans l’eau sur le ventre par l’aile de kite. Pour la partie glissade sur la plage, c’est intéressant d’y revenir plus tard, sur une autre séance, si le vent n’est pas suffisant pour aller dans l’eau. 

Pour le niveau 2, le moniteur vous fera travailler les exercices en binôme ou trinôme (1 aile pour 2 ou 2 ailes pour 3). Comme vous n’êtes pas autonome dans le redécollage de l’aile lorsque celle-ci tombe, vous vous entraidez à tour de rôle. Le but est d’éviter que le moniteur passe son temps dans l’assistance aux redécollages des ailes, il sera plus disponible pour vous donner des conseils.

Niveau 3 : Rider initié / Maîtrise de la nage tractée et du water start (de la 2ème à la 4ème séance)

C’est en 2ème séance que nous travaillons la gestion de la puissance en pratiquant la nage tractée.

Une fois passé l’étape de la nage tractée, nous ajoutons la planche, souvent très attendue par les élèves.

La première vrai difficulté est de manipuler la planche tout en continuant à piloter son aile. Passé cette difficulté l’objectif est de commencer à se lever grâce à la puissance du kite et de commencer à glisser.

Il faut être patient pendant cette étape et accepter les sérieuses différences de niveaux qui apparaissent entre les élèves du même groupe. L’apprentissage du pilotage et de la nage tractée donne la sensation que la progression va être facile mais dès qu’on prend la planche, ça se complique… Les conditions peuvent aussi rendre plus ou moins difficile cette étape.

David, le moniteur de Rêve de Glisse, considère que le niveau 3 est validé lorsque vous avez franchi une étape qu’il identifie comme une GRANDE ETAPE, vous êtes capable de multiplier les essais de waterstart et première glisse sans perte de contrôle de l’aile. Vous pouvez considérez maintenant que vous attaquez une vrai progression « kitesurf » alors que dans les étapes précédentes vous étiez dans une progression « maîtrise du pilotage d’une aile de kitesurf ».

3 à 4 séances sont nécessaires pour valider le niveau 3. C’est l’objectif d’un premier stage d’initiation de 4 séances.

Niveaux 4 : Rider confirmé / Navigation en descendant au vent

Les meilleurs commencent à travailler le niveau 4 en 4ème séance.

Il s’agit de vraiment apprendre à naviguer en kitesurf, de « tirer ses bords », comme on dit. C’est l’étape à ne pas franchir si vous ne voulez pas tomber accro au kitesurf 😉

Valider le niveau 4 peut être assez long. Les conditions de vent et de mer facilement différentes vous  aideront à réussir ou vous donneront l’impression que vous régressez. Il faut s’accrocher, avec l’expérience vous vous adapterez progressivement aux différentes conditions.

Le niveau 4 est validé lorsque vous commencez à ne plus perdre au vent (vent de travers) dans des conditions faciles (plan d’eau plat, bon vent régulier). Vous êtes capable de rester dans une zone de navigation délimitée par le moniteur.

8 à 12 séances sont nécessaires pour valider le niveau 4.

Niveau 5 : Rider autonome / Navigation en remontant au vent

Sur un spot adapté à la pratique du kitesurf, vous êtes autonome. Vous êtes capable de partir et revenir au même point. Vous remontez au vent lorsque les conditions de vent et de mer sont faciles.

Même si vous êtes autonome, c’est conseillé de poursuivre avec un accompagnement  école ou club.

Rêve de Glisse propose un accompagnement gratuit à ses anciens élèves équipés de leur propre matériel qui ont validé le niveau 4. En échange un coup de main en début de séance pour aider les nouveaux élèves à préparer leur matériel sera le bienvenu. L’idée est de créer une ambiance club entre anciens et nouveaux élèves.

Niveau 6 : Rider expert / Premier saut

Vous n’avez plus besoin d’une école mais il est vivement conseillé de rester prudent et humble face aux éléments.

Gardez toujours une marge de sécurité. Ne vous surestimez pas. Au moindre doute, considérez votre niveau un cran en-dessous du niveau que vous estimez avoir. Même si maintenant, vous remontez au vent facilement, à la moindre baisse du vent, blessure, casse matérielle, vous dériverez et finirez sous le vent comme un débutant, il faut toujours l’avoir en tête et toujours se demander où est-ce qu’on va terminer en cas de problème.

Ne faites pas confiance aux plages de vent des ailes communiquées par les constructeurs. La plage haute est souvent beaucoup trop haute. C’est des plages de vent d’expert et l’expert n’a pas besoin qu’on lui donne des informations sur la plage de vent de l’aile qu’il utilise, il est capable de la définir lui-même.

Prenez de l’expérience dans l’analyse des bulletins météo. Ne vous contentez pas que d’une seule source météo, surtout Windguru qui devient malheureusement (d’un point de vue sécurité) une référence dans le milieu. Les données de Windguru sont très intéressantes mais c’est des données brutes fournies directement par des modèles météo, il n’y a pas d’interprétation humaine. Par vent fort, les forces de vent annoncées sont souvent inférieures à la réalité. Il faut absolument croiser les données de Windguru avec des sites officielles comme Météo-France ou Météo-Consult qui annoncent les avis de tempête et qui communiquent sur la fiabilité de leur bulletin météo.